Une Armada contre le Royaume Ermite. Autres fragments d’un Journal de guerre

 

M. TRUMP : I don’t want to talk about it. We are sending an armada, very powerful. We have submarines, very powerful, far more powerful than the aircraft carrier, that I can tell you. And we have the best military people on earth. And I will say this : he [M. Kim] is doing the wrong thing ; he is doing the wrong thing. – Mme BARTIROMO : Do you… – M. TRUMP : He’s making a big mistake. – Mme BARTIROMO :  Do you think he’s mentally fit ? – M. TRUMP : I don’t know – I don’t know – I don’t know him. But he’s doing the wrong thing.

Extrait de l’entretien donné à Fox Business le 12 avril 2017, précité dans le dernier billet

VOICI DU MOINS L’ÉPIGRAPHE, QUI VOUS LIVRE LA CONSTANCE DE LA MANIÈRE « SHOCK AND AWE » DES ÉTATS-UNIS, CELLE QUI PRODUIT DANS LE MEILLEUR DES CAS [CAR ICI, IL POURRAIT ADVENIR QUELQUE PROCHAINE CATASTROPHE] DE RAPIDES « VICTOIRES », PUIS LAISSE DES PLAIES SUPPURANTES PENDANT UN TEMPS QUI N’EN FINIT PAS… – JE DOIS AVANCER LA MISE AU PROPRE DE MES – SURABONDANTES – NOTES POUR LA SYRIE DE FAÇON À ÊTRE PARFAITEMENT À JOUR LE DIMANCHE 16 AVRIL – ET REPORTERAI APRÈS, À COMPTER D’UNE DATE SUR LAQUELLE J’HÉSITE, MES NOTES SUR LA CORÉE, OÙ L’ON PEUT REDOUTER UNE SÉVÈRE EXASPÉRATION DES TENSIONS DANS LES SEMAINES QUI VIENNENT – J’ENTENDS : DÈS LA PÉRIODE QUI VA COURIR À COMPTER DES CÉRÉMONIES DU 15 AVRIL À PYONG-YANG.

J’attends, en cette mi-juin, ne parvenant à me résoudre à donner forme définitive à ce journal de Corée. Je dispose d’une masse imposante de notes ; mais, sur le jeu fin de la Chine au cœur de l’affaire – si assurément en cette affaire ho katechōn [le reteneur, si l’on veut – je recours au mot de notre Tarsiote ou de quelque paulinien ultérieur en 2Th, 2, 6 sq.] empêchant encore le déchaînement des forces impérialistes, lesquelles prétendent bizarrement que les pires armes sont plus rassurantes dans leurs mains que dans celles des autres tandis leur bellicisme est constant et planétaire, qu’elles martyrisent les peuples, et que leurs propos sont ordinairement ceux de demi-fous -, je ne parviens pas à me faire une opinion persuasive ; pour dire la chose autrement, je saisis assez bien les contours de la relation, un peu infléchie à la suite de la récente élection présidentielle en Corée du Sud, entre Washington et Séoul [M. Moon est à coup sûr moins docile] – cet aspect a été évoqué à diverses reprises au cours de l’enseignement oral -, mais je ne trouve guère d’échos un peu denses sur les débats internes à l’Administration étatsunienne concernant la fort complexe relation triangulaire Washington-Pékin-Pyongyang. Je me tiens donc simplement prêt, s’il le faut hélas, à rédiger un papier, mais de synthèse, sur cette affaire cet été, en formant le vœu que le malheureux royaume ermite ne cède pas aux provocations et ne soit pas agressé sauvagement comme tant d’autres l’ont été ce dernier quart de siècle – et dans un passé plus lointain le Vietnam, et il y a deux tiers de siècle, déjà, la Corée…