Variétés de fin d’année pour compléter le billet du 26 septembre 2016 : or, devises, oil & gas, dépenses militaires et autres quantités

Considérez que ce billet complète mais, sur certains aspects non repris ici, ne remplace pas celui du 26 septembre dernier [plus haut dans ce blogue]. Il ne vous apprendra en principe rien puisque vous étiez supposés suivre certaines évolutions, et en particulier celles qui suivent.

I. LES PAYS LES PLUS PEUPLÉS DU MONDE AU MILIEU DU MOIS DE MAI 2017

Population des principaux pays à la mi-mai 2017.png

Quatre observations au moins :

  • il s’agit là des conjectures du site Worldometers ;
  • la population mondiale a dépassé en cette première quinzaine de mai 7,5 milliards d’habitants ; c’est dire que la Chine et l’Inde à elles seules comptent plus du tiers de la population mondiale ;
  • le classement n’a pas été rectifié, pour quelque motif qui m’échappe : il faudrait permuter le Mexique et le Japon, d’autant que la population de ce dernier pays décroît inexorablement ;
  • la population de la Russie [décroissante elle aussi] ne se voit pas agréger ici celle de la Crimée ; mais cela ne changerait rien à l’ordre d’ensemble puisque l’on évalue la population de la grande presqu’île de la Mer Noire à un peu moins de 2,4 millions d’âmes.

UN NAPOLEON - PIECE DE 20 FRANCS OR.png

II/1. LE COURS DU LINGOT D’OR D’UN KILO À PARIS ENTRE 2007 ET LA MI-MAI 2017 [en €]

Cours du lingot d'or d'un kilo à Paris de 2007 à 2017 - en euros.png

Il eût bien sûr été intéressant de revenir sur les mouvements très significatifs de l’or ces dernières semaines, à n’en guère douter très liés aux inquiétudes internationales évoquées répétitivement dans mon enseignement oral et dans les présents compléments – inquiétudes des opérateurs en cours de dissipation si vous observez bien la courbe [l’an dernier, j’avais toutefois tenté d’exposer les voies selon lesquelles les mouvement haussiers de l’or étaient délibérément contrariés par certains acteurs au regard des implications considérables que pourrait avoir une hausse importante des cours de l’or, annoncée depuis des années par certains, mais jusqu’à cette heure contenue]. À Paris, quoi qu’il en soit, le lingot a atteint brièvement – à la mi-avril – un plus haut [un peu au-dessus de 39000 €] depuis les premiers mois de 2013. En cette mi-mai, l’on est retombé autour de 36000 €.

Afin que cela soit bien clair pour vous, j’ajoute un graphique portant sur les trois derniers mois :

Le cours parisien du lingot d'un kilo au printemps de 2017 en €.png

II/2. LE COURS DU NAPOLÉON À PARIS ENTRE 2007 ET LA MI-MAI 2017 [en €]

Le Napoléon à Paris, en euros, entre 2007 et 2017.png

Le mouvement du Napoléon a été en gros le même, ce qui n’est pas pour surprendre [sous réserve des quelques observations fines, inutiles ici – lesquelles dans la durée contribueraient à expliquer que les distorsions ne soient pas absolument identiques dans l’histoire de cet intéressant rapport]. Il est notable que le plafond de 235 € ait été franchi, un bref moment, pour la première fois, là encore, depuis les premiers mois de 2013.

Même « grossissement » que pour le lingot :

Le cours parisien du Napoléon au printemps de 2017, en €.png

III. LA PARITÉ EURO/DOLLAR DU PRINTEMPS 2014 AU PRINTEMPS 2017

La parité euro-dollar du printemps 2014 au printemps 2017.png

Vous noterez ci-dessous qu’après un creux historique [depuis la mi-mars 2015] en décembre 2016, l’euro s’est un peu apprécié par rapport au dollar [à la mi mai, 1 € > 1,10 $]. N’oubliez pas, ainsi que je vous y ai invité à plusieurs reprises en cours, de combiner – en vue de certaines appréciations – l’évolution de la parité euro-dollar avec les cours exprimés en dollars [ainsi, bien entendu, avec les cours des hydrocarbures].

L'évolution haussière de l'euro par rapport au dollar dans les premiers mois de 2017.png

IV. LA PARITÉ EURO/LIVRE DU PRINTEMPS 2014 AU PRINTEMPS 2017

La parité euro-livre du printemps de 2014 au printemps de 2017.png

Il est inutile j’imagine que je disserte à propos du « Brexit » et des incertitudes renouvelées résultant du choix, peut-être aventuré – et pour dire mon sentiment : surprenant et presque soupçonnable -, qui a été celui de Mme May de convoquer, comme l’on dit, des élections législatives pour le 8 juin prochain. Il va sans dire que la « détérioration » de la livre – disons, si l’on compare les valeurs du printemps de 2017 à celles de l’hiver de 2016 : de l’ordre d’une dizaine de pourcent par rapport à l’euro – présente à la fois des avantages et des inconvénients pour le Royaume-Uni, qui certes n’est plus du tout l’immense pays industriel qu’il put être.

V. LA PARITÉ DOLLAR/ROUBLE DEPUIS 2014

La parité dollar-rouble du printemps 2014 au printemps 2017.png

Quelles que demeurent les difficultés économiques de la Russie, très affectée – comme tant d’autres pays – par l’évolution des cours des hydrocarbures depuis la mi-2014, et atteinte aussi par les sanctions occidentales, l’ère des tempêtes monétaires – dont la plus redoutable fut celle qui courut de décembre 2015 à mars 2016 – paraît s’éloigner avec une rassurante régularité. Il n’est pas certain qu’une appréciation plus rapide du rouble serait bénéfique

20 FRANCS OR DEUXIEME REPUBLIQUE 1851.png

VI/1. LE COURS DU BRENT DE MAI 2014 À MAI 2017 [en $]

Rappel : le baril est une unité conventionnelle de mesure pour le pétrole. Un baril = 42 gallons étatsuniens = 158,9873 litres.

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Notez qu’à la mi-mai un sensible raffermissement s’est produit. Je porterai ci-après un graphique centré sur les dernières semaines.

Pour la commodité de la lecture, je découpe le graphique ci-dessus en trois parties :

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La fluctuation du cours ces temps-ci [période 20 février-20 mai 2017] :

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Il est difficile à cette heure de savoir si un trend baissier s’est amorcé à la fin de février, ou si au contraire les mois qui viennent enregistreront une nouvelle stabilisation du cours autour de 55 $. Je pourrais bien sûr reprendre ici certaines considérations de mon billet du 10 mars dernier, « Conjectures sur l’évolution des cours du pétrole », mais j’imagine que vous l’avez lu et vous trouvez à même de comprendre, au moins, que la conjoncture internationale – qui ne s’est nullement améliorée, ni pour les États-Unis, ni pour l’Europe, ni pour la Chine, depuis trois mois – n’est guère de celles qui pourraient tirer le prix du pétrole dans le sens d’une hausse vigoureuse dans les mois qui viennent.

VI/2. LA PRODUCTION DE PÉTROLE PAR PAYS EN 2016

Je vous propose deux tableaux successivement et vais m’en expliquer par la suite.

Pétrole - production par pays en 2016.png

Avec les drapeaux, vous ne peinerez pas trop à comparer le tableau qui vient avec celui qui précède. Sans doute les variations vous surprendront-elles. À mon sens, pour divers motifs, l’on ne peut estimer la production mondiale d’une année antérieure qu’à deux ou trois pour cent près. Je vais me contenter de vous donner un motif, qui n’est pas le seul : qui connaîtrait exactement les quantités de pétrole produites par les jihadistes ces dernières années, en Syrie d’abord, dans une moindre mesure en Libye aussi sans doute ? De toute façon, je tends à penser que les valeurs pour 2016 proposées sur divers sites ces derniers mois devaient être estimées à partir des productions des deux ou trois premiers trimestres de 2016. Mais, d’un certain point de vue, cela n’a pas beaucoup d’importance pour nous ; cela me conduira simplement, si je pose une question à ce propos, à faire bien attention afin qu’il n’y ait pas deux réponses possibles.

Plus intéressante est la légère tendance, par rapport aux dernières années, à un petit tassement de la production des grands producteurs, avant même que n’ait pu se manifester l’effet des accords entre pays producteurs tendant à réduire les productions respectives de façon concertée afin de stabiliser les cours à un niveau à peu près tolérable sinon viable dans la durée. S’agissant des États-Unis, qui ont décroché le plus nettement dans le groupe de tête — l’Arabie séoudite s’effritant plus modestement, la Russie demeurant à peu près stable et prenant la tête du classement, ce qui n’était pas le plus souvent le cas ces dernières années –, l’on sait que l’effondrement des cours a contribué à la fragilisation d’un grand nombre de petites entreprises tournées vers les hydrocarbures de schiste, lourdement endettées, sachant que l’épuisement des puits est très rapide dans ce secteur et que l’on considère en général que le strict équilibre financier de l’exploitation ne saurait guère être espéré en-dessous, en gros, de 50$ le baril.

Production de pétrole par pays en 2016.png

On a là, je souhaite que vous en soyez conscients, une affaire bien entendu économique, mais qui revêt ultimement une signification politique [et financière] majeure, pesant considérablement pour finir sur les rapports de forces internationaux : — nombre de pays, j’ai parfois évoqué cette question, ont été plongés dans la détresse par l’effondrement des cours au milieu de 2014 – l’infortunée République bolivarienne du Venezuela ainsi, en proie, dans ces circonstances très difficiles, aux tentatives de déstabilisation impérialistes usuelles et constantes [le climat, presque unanime sur ce chapitre, de leur fomentement ressort assez de l’arc entier des médias étatsuniens – du NYT à Infowars] et à l’activisme des bourgeois compradores et de leurs séides [le film sur le coup de 2002 vous a montré ces choses, toute l’arrogante laideur bling-bling des bénéficiaires accrus d’une éventuelle libéralisation fondamentale], dans le cadre d’une lutte continentale de longue haleine en laquelle la situation des populismes socialisants a peu niablement connu une forte érosion ces dernières années, en partie peut-être du fait de certains choix trop généreux, laissant croire que le socialisme pouvait rapidement s’accompagner de moins d’efforts sur fond de rente résultant, par exemple, de l’exploitation des hydrocarbures, mais il n’est plus temps, pour ceux du moins qui, d’une façon ou d’une autre, ont pu penser que la synthèse élaborée par Hugo Chavez pouvait être génératrice d’une espérance nouvelle, de critiquer, seulement de manifester solidarité et compassion, lorsque se trouve en cause le risque pour un peuple de perdre définitivement, selon les exigences de la matrice-monde, la maîtrise de ses colossales ressources naturelles au bénéfice du Grand Capital étranger et en tout particulier des « Gringos » – ; — d’autres ont été durement touchés – la Fédération de Russie, affectée aussi, vous le savez, par de sévères sanctions occidentales – ; — certains ont vu se dégrader du moins leur situation financière – ainsi le royaume d’Arabie séoudite, ce qui ne saurait être considéré comme une nouvelle entièrement fâcheuse puisque cela pourrait l’incliner à moins financer la radicalité salafo-wahhabite dans le monde, mais qui pour autant ne l’empêche pas de persister dans la voie du surarmement le plus fou [le royaume semble sur le point, à l’occasion de la venue prochaine, les 20 et 21 mai, du président Trump, de signer de fabuleux – nouveaux – contrats d’armements avec les États-Unis, plus de cent milliards de dollars dans un premier temps – un cumul de plus de trois cents milliards sur une période décennale – si avec cela M. Trump ne contribue pas davantage à la déstabilisation de Damas et n’agresse pas l’Iran, il sera bien ingrat, ses premiers propos devant la manne laissent entendre qu’il entend bien le pacte qui lui est proposé…] Bien entendu, le malheur des uns eût dû contribuer à la prospérité des autres : comment caractériser nos gouvernants, lesquels, avec des cours des matières premières remarquablement bas pour la plupart depuis trois ans, ont engagé plus encore notre pays dans la voie de son déclin et – tout en accusant répétitivement la classe ouvrière, ou les employés, ou les fonctionnaires bien sûr, tout en faisant de fabuleux et parfaitement inutiles cadeaux aux détenteurs du capital, sans effet de retour significatif sur l’emploi, contrairement aux promesses effectuées [ainsi avec l’inefficace, et donc scandaleux, Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi – trouvaille, notoirement, de M. Macron, c’est-à-dire des officines néolib qui composent ses copies, dont les fruits pour le travail ont été sans proportion avec le coût pour les finances publiques] – se disent plutôt contents de leur « succès » ? Du succès – peut-être – du commerce extérieur, alors qu’un écrasant record historique du déficit de la balance commerciale a été enregistré – à huit milliards d’euros ! – en janvier [et encore 6,5 en février, et 5,5 en mars – soit 80 milliards en termes annuels pour 48 prévus…] après un déficit annuel de plus de 48 milliards pour 2016, en hausse de près de 3 milliards par rapport à 2015 ? [du fait, certes, en 2016, de l’effondrement du tourisme largement dû – cela doit être souligné – à la fort imprudente même si parfaitement cynique manipulation politique par le Gouvernement de la menace « terroriste »] Je vous laisse choisir les adjectifs qui conviennent pour caractériser ces grands hommes et vous interroger – un peu froidement, tout cela est aussi « factuel » que quoi que ce soit puisse l’être sous la lune – sur les espoirs qu’il y a lieu de fonder sur la politique du grand économiste de l’Inspection des Finances qui s’apprête à accélérer violemment dans la même direction – massacre social par ordonnances après, naguère, sous le violent M. Valls, de premiers tabassages par 49-3 – après avoir pris la succession – quelle farce ! – de l’immense comptable de la Cour des Comptes, auquel il avait en gros dicté sa politique économique pendant cinq ans, à l’Élysée puis à Bercy… La question, il est vrai, n’est pas à cette heure véritablement économique mais politique : les sommets néo-libéraux et c’est pourquoi nous allons vivre une période exceptionnellement tendue – malgré les propos encore modérés des syndicats -, ont engagé, selon les mots d’un vieux chant, la « lutte finale », pour que leur « internationale », non pas soit le « genre humain », cela n’aurait aucun sens, mais puisse se développer hors du sol même d’une humanité profondément méprisée. 

Ci-dessous, M. Macron, ministre de l’économie, en février 2016, aux côtés de M. Gattaz, président du MEDEF, qui arbore alors, pour justifier toujours plus de mesures gouvernementales favorables aux « entreprises » [aux « entreprises » ?], le fameux badge « 1 million d’emplois ». Curieusement, les mesures n’ont cessé d’être multipliées au fil des années et la situation de l’emploi n’a pas véritablement progressé ; le badge – fabriqué a-t-on dit en République tchèque, est absolument introuvable – même sur ebay.

M. Gattaz, M. Macron ministre de l'économie et le badge 1 million d'emplois au début de 2015.png

[Finalement, après avoir hésité, je placerai un peu plus loin un tableau des déficits et excédents commerciaux  de quelques pays : il y a là – plusieurs fois évoqué dans ces billets et dans l’enseignement oral – un objet de méditation fondamental pour les relations internationales – le polemos xunos, la lutte commune à tous, l’universelle guerre chère au vieil Héraclite, inclut bien entendu, en un âge aussi « économique », le département commercial.]

Ci-dessous, une évaluation de quelque intérêt – quelle que soit sa rigueur, forcément approximative -, effectuée six mois après le début de la glissade des cours du pétrole en juin 2014 [bien entendu, mais cela a été considéré ici, les coûts liés à l’extraction peuvent être variables selon les pays – et certes à l’intérieur des pays dont les gisements et les modes d’exploitation peuvent être divers].

une évaluation à la fin de 2014 laisse mesurer l'ampleur des conséquences de la chute des cours sur certains pays.png

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VII/1. LE COURS DU GAZ NATUREL

Cours du gaz naturel.png

Une nouvelle fois, essayez de bien saisir synthétiquement, activement, les graphiques présentés – tout cela ne doit pas demeurer mort, vous devez le faire vivre par la pensée. Ici, par exemple, rapprochez le creux impressionnant de l’hiver 2016, du plus bas du pétrole au même moment, de la pointe aussi de la courbe de la parité dollar-rouble, lorsque, pour un dollar, il était possible d’obtenir deux fois plus de roubles que pendant la longue période antérieure à 2014 : le choc a été sévère pour la Fédération de Russie qui est actuellement convalescente au mieux, sortie du moins d’une période de sévère croissance négative.

VII/2. LA PRODUCTION DE GAZ PAR PAYS EN 2015

en milliards de mètres cubes :

Production de gaz en 2015 [bcm].png

Les États-Unis et la Russie se disputent la première place depuis un quart de siècle. L’envol du gaz de schiste a donné un avantage aux États-Unis à l’époque récente. L’explosion de la production gazière iranienne est prévue en 2017 – une multiplication par 2,5 au moins du volume de 2015 ai-je lu, ce qui paraît beaucoup malgré tout. Le volume produit par le Qatar devrait aussi continuer à croître, encore qu’à un moindre rythme. [Rapprochez ces orientations de ce que j’ai indiqué à propos de la « guerre des gazoducs » dans le Journal de Guerre/Syrie/1.]

VIII. LES DÉPENSES MILITAIRES EN 2015 ET 2016 SELON LA PUBLICATION DU SIPRI

SIPRI Dépenses militaires 2015::2016.png

Ce tableau remplace les précédents car, pour favoriser la comparaison, les valeurs ont été portées en dollars 2015 constants. Il n’empêche que les comparaisons doivent toujours être conduites avec prudence du fait, justement, de la fluctuation des devises et des grandes disparités des niveaux de vie.

Il y a ce que vous savez déjà si vous avez suivi l’enseignement oral : les dépenses étatsuniennes vont fortement augmenter en 2017 si M. Trump est suivi. Et le budget militaire chinois sera aussi accru cette année de 7%.

Et puis il y a ce que vous ignorez certainement, et que j’ignorais en tout cas avant la publication des tableaux du SIPRI en avril : le tassement très fort, malgré la guerre conduite au Yémen, des dépenses séoudiennes, par l’effet, très probablement, de l’effondrement des cours des hydrocarbures. Il faudrait voir cela de près : il va de soi que ce sont les dépenses d’investissement plus que de fonctionnement qui emportaient le budget militaire séoudien vers les sommets : il est bien entendu toujours possible d’acheter un peu moins – mais, je le redis, il serait souhaitable, si nous n’étions pas désormais pris par le temps, d’approfondir un peu cette affaire. Si l’on en croit les commandes qui ont été faites en mai 2017 aux États-Unis lors de la venue en Arabie séoudite de M. Trump – pour plus de cent milliards – la décrue devrait être de courte durée [même si, entre les paroles, et même les premières signatures, et le règlement, il peut se passer – disons – bien des choses].

Un examen attentif des tableaux vous montrerait que la stabilité apparente des dépenses considérées globalement ne saurait cacher de fortes disparités d’orientation selon les régions du monde. Comme l’écrit le service de presse du Stockholm International Peace Research Institute [SIPRI] : L’ « augmentation en Europe [est] liée à la perception d’une menace imminente ». De qui veulent-ils parler ? Pas des « Russes » quand même ?

Voici. Ce sera tout. J’espère que cette mise en ligne de fin d’année vous aura été utile. Il vous appartenait – vous vous en souvenez peut-être – de suivre par vous-mêmes ces évolutions. Mais je n’ai pas estimé qu’il eût été raisonnable de ma part de considérer que l’absence d’assiduité des trois quarts des étudiants à partir du milieu de l’année pouvait être interprétée comme le signe que les absents passassent leur temps en ligne afin de procéder à l’effort de familiarisation demandé – important à mon sens très au-delà d’un simple examen.

ps Je souhaitais présenter plusieurs graphiques intéressant la balance commerciale de quelques pays choisis. Le temps m’a fait défaut et j’y ai renoncé pour l’heure.