Examens de rattrapage de 2017 en Grandes doctrines

 

NB : Il n’y aura pas d’annonce pour les Relations internationales ; tout a été dit et redit. 

 

Quant aux Grandes Doctrines :

I) En tant que les Grandes doctrines sont pour vous une matière dite « complémentaire » [« complémentaire » à quoi, c’est difficile à dire] :

Sept étudiants sont inscrits. Il n’y aura pas de qcm mais un oral de forme « classique » que je ferai passer moi-même le mercredi 20 septembre prochain, au centre Assas, à trois heures. [Ne vous préoccupez pas de la date de la fin des oraux, fixée au 19 : le service, au regard de votre très petit nombre – qui sera peut-être moindre encore paraît-il -, a bien voulu se montrer compréhensif et je l’en remercie.]

Documents autorisés : œuvres de Rousseau et, si vous souhaitez commenter un texte, tout particulièrement le Second discours ou le Contrat selon votre choix, afin d’avoir à votre disposition le document sur lequel vous travaillerez. [Peu importe qu’il y ait des annotations]. Si vous n’avez pas d’exemplaire du texte que vous prétendez commenter, il va de soi que la règle sera celle de l’oral « standard ».

Lorsque vous vous présenterez, je vous poserai en effet la question suivante : voulez-vous passer un oral « standard » ou bien préférez-vous commenter un texte ?

Si vous choisissez l’oral « standard », je vous entendrai immédiatement, et nous parlerons de choses et d’autres, concernant Rousseau ou les billets du blogue au premier semestre.

Si vous choisissez de commenter un texte, je vous poserai la question suivante : préférez-vous le Second discours ou le Contrat ? Dans mon volume, il y aura des signets et vous tirerez celui de votre choix dans l’un ou l’autre de ces deux livres. Alors, vous aurez cinq minutes très exactement pour préparer votre commentaire à partir de votre exemplaire propre. Lorsque vous passerez, je vous demande de ne pas me faire un grand discours introductif mais de bien lire le texte, sans honte, avec fermeté, sans trébucher, en donnant le sentiment de comprendre ce que vous lisez. Ensuite, vous essaierez de le commenter de votre mieux – avec un peu de passion si cela est possible.

Faites des efforts, je vous en prie. Y a-t-il plus agréable été que celui où, la tête appuyée sur un oreiller de mousse au pied d’un vieux chêne, l’on est appelé à lire quelques dizaines de pages de Rousseau ? Faites en sorte que l’on passe un heureux moment lors de cet oral et, comme l’on aimait à dire il y a un siècle, que nous nous quittions contents l’un de l’autre.

II) En tant que lesdites Grandes doctrines sont pour vous une matière dite « fondamentale » [mot étrange aussi, mais plus flatteur] :

Onze étudiants sont inscrits.

Voici la copie des sujets tels que je les ai transmis au service des examens ce jour :

 

 

 

M1 – Grandes doctrines [UEF 1]

Cours du Professeur Rials

Examen de rattrapage pour 2017

 

NB : Curieusement, les questions complémentaires n’ont pas été un succès en janvier dernier – par un surprenant contraste avec les résultats du qcm. Je me borne donc, pour cette session de rattrapage, ainsi que je l’ai annoncé le 19 juillet dernier sur le blogue assasri, à vous proposer au choix deux sujets, portés à votre connaissance le même 19 juillet, selon le même procédé, ainsi que je l’avais indiqué à la fin et immédiatement après l’enseignement de l’automne 2016.

Je vous mets en garde, au regard de l’expérience de janvier, contre deux gros défauts, d’ailleurs en partie liés :

  • votre copie ne doit pas être excessivement longue ; huit à dix pages suffisent ; elles doivent par contre être tenues, maîtrisées, écrites – au sens fort de ce terme ;
  • lorsque le sujet est A chez x, il n’est pas ; il ne s’agit pas de montrer tout ce que vous savez, par exemple, sur Rousseau – non pas parce que l’on pourrait vous objecter ici que vous êtes doctus [docta] cum libro ; ce n’est pas du tout l’affaire ; mais parce qu’une dissertation est un exercice de pensée, appelle un effort de construction, d’intégration finalisée en quelque sorte du savoir.

Croyez-bien que mon propos est de mettre la moyenne à tous ceux pour lesquels ce sera possible : on ne doit pas redoubler un M1 à mon sens, sauf difficulté insurmontable d’ordre extra-universitaire. Travaillez, s’il vous plaît – aidez moi à vous aider. [J’ajoute que ce n’est pas parce que l’on est en septembre que je ne mettrai pas de bonnes notes à de beaux textes. Attention, méfiez-vous des « corrigés » en ligne : ils ne m’échappent pas…]

 

Documents autorisés :

Tous documents sont autorisés – livres [le cas échéant annotés], notes manuscrites ou dactylographiées, photocopies, etc. Je dis bien : TOUS. [Les personnes chargées de la surveillance ne doivent pas être surprises de voir les candidats recopier un texte déjà composé : les sujets ont été communiqués aux étudiants dans la considération de l’impossibilité pour de tout jeunes gens, qui tout à la fois manquent encore de métier en de tels domaines et ne se sont que rarement dotés d’une doctrine personnelle patiemment mûrie, de composer quoi que ce soit d’un peu profond, ou qui le semble, sur une question difficile, en un souffle de temps.]

Toutefois l’on ne pourra se servir d’un ordinateur, d’une tablette, d’un téléphone portable ou de tout instrument électronique autorisant les mêmes fonctionnalités. Cela ne me gênerait pas vraiment à titre personnel, mais je dois éviter de semer un trouble excessif – il est possible d’ailleurs qu’il y ait ici des dispositions réglementaires, y compris locales.

 

Au choix :

 

1er sujet : Vous traiterez, selon les perspectives que vous attribuez à Rousseau, le sujet suivant : la liberté

 

2e sujet : Vous commenterez ce texte, tiré de la première partie du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes [version de la Pléiade] :

 

Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel, qui modérant dans chaque individu l’activité de l’amour de soi-même, concourt à la conservation mutuelle de toute l’espèce. C’est elle, qui nous porte sans réflexion au secours de ceux que nous voyons souffrir : c’est elle qui, dans l’état de nature, tient lieu de Loix, de mœurs, et de vertu, avec cet avantage que nul n’est tenté de désobéir à sa douce voix : C’est elle qui détournera tout sauvage robuste d’enlever à un faible enfant, ou à un vieillard infirme, sa subsistance acquise avec peine, si lui-même espere pouvoir trouver la sienne ailleurs : C’est elle qui, au lieu de cette maxime sublime de justice raisonnée ; Fais à autrui comme tu veux qu’on te fasse, inspire à tous les hommes cette autre maxime de bonté naturelle bien moins parfaite, mais plus utile peut-être que la précédente. Fais ton bien avec le moindre mal d’autrui qu’il est possible. C’est en un mot dans ce sentiment Naturel, plûtôt que dans des arguments subtils, qu’il faut chercher la cause de la répugnance que tout homme éprouverait à mal faire, même indépendamment des maximes de l’éducation. Quoi qu’il puisse appartenir à Socrate, et aux Esprits de sa trempe, d’acquerir de la vertu par raison, il y a longtems que le genre humain ne seroit plus, si sa conservation n’eût dépendu que des raisonnemens de ceux qui le composent.